« Écrire c’est hurler en silence »
Tracer des lettres, former des mots, donner un sens à une phrase… Donner vie à un personnage, peut-être moi, peut-être lui, ou même peut-être toi… qui sait qui se cache dans le sens profond des mots que j’écris ?
Pour moi ils ont une valeur particulière, pour toi tout sera différent et tu comprendras mon texte autrement, si déjà tu le comprends.
Aucun moyen de s’arrêter d’écrire… Cette liberté, cette sorte d’autorité sur le texte… C’est toi qui leur donne un sens, le sens que tu as décidé, même si tu sais très bien que personne ne percevra tes mots comme toi.
Et puis ce sentiment de délivrance, délivrance des maux qui me rongent depuis si longtemps. Écrire… Mettre des mots sur ma douleur, ou mon bonheur ; mettre des mots sur ce que je ressens, pouvoir l’exprimer, pouvoir m’exprimer. Pouvoir réfléchir avant d’écrire, trouver le bon mot, effacer et recommencer, recommencer à chercher quelque chose qui dise plus exactement encore mes sentiments, même si très souvent, aucun mot ne correspond parfaitement à ce qui me donne l’envie d’écrire.
Cette envie, ce plaisir qui me devient nécessaire. C’est le seul moyen qui me permette d’extérioriser mon trop plein d’émotion, toutes si différentes les unes des autres, au lieu de les enfermer tout au fond de mon cœur et d’en jeter la clef. Car même sans clef, il arrive que la place qui leur est réservé ne soit pas assez grande et déborde, voire même explose. Et ce jour là peut causer de nombreux dégâts, de nombreuses bêtises, non sans conséquences.
« Écrire c’est hurler en silence »… Hurler. C’est ce que je voudrais faire, pour me vider de toutes ces idées qui me hantent. Mais je ne peux hurler sans réveiller tout le monde. Alors j’écris et je hurle ma souffrance en silence. Elle s’en va ainsi quelques instants mais revient rapidement.
Ces peurs… je voudrais les faire partir, les chasser de ma tête, que mes rêves ne deviennent plus cauchemars, que je dorme enfin tranquille, en paix. Alors j’écris, je hurle mes peurs en silence.
Et qui sait…? Peut-être que cette fois ci quelqu’un m’entendra et me sauvera à jamais du trou noir du néant dans lequel j’ai sombré petit à petit sans savoir comment ressortir toute seule…
J’ai peut-être trouver des personnes qui me tendent leurs mains. Je m’accroche. Et je ferai tout pour ne pas vous lâcher. Mais je vous en prie, je vous en supplie, ne me lâchez pas, jamais, plus jamais… Je ne veux plus retourner dans cet enfer…
Je suis désolée de tout ce que j’ai pu dire ou faire qui vous ait blessé, j’ai besoin de revenir à la réalité, que le cauchemar ne marche plus sur ma vie.
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